Max, JC & Co aux Bijagos sur Kéré en Janvier 2013

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Max, JC & Co aux Bijagos sur Kéré en Janvier 2013

Message par Chris2B le Dim 26 Jan - 22:57

Samedi 11 Janvier, 7h du matin.
Ma valise, mon sac à dos et mon tube sont dans la voiture. Je me mets en route pour aller chercher JC.
7h30, j’arrive devant chez lui et il m’attend déjà. On charge son sac, et départ depuis Nice direction Marseille pour aller prendre notre avion. Nous devions partir depuis Nice avec la TAP, mais ils ont décidé d’annuler notre vol 15j avant le départ, sans même nous prévenir. No comment. Nous réagissons vite et convenons de partir avec la RAM depuis Marseille pour JC et moi, et de Toulouse pour Mathieu. Cela n’arrange personne, mais c’était ça ou l’annulation du voyage, et ça c’était hors de question.
Notre vol jusqu’à Casablanca se passe sans problèmes. Personne n’a rien payé pour les tubes au départ de France, bon point.
Après une longue attente pour JC et moi, nous sommes rejoint à Casablanca par Franck, Pierre et Cédric qui partegeront ce séjour avec nous. Mathieu nous rejoindra in extremis pour prendre l’avion pour Bissau, son temps d’escale étant très (trop?) court.



Nous arrivons tous à Bissau, dans l’aéroport international Osvaldo Viera. Un bus nous attendra à la sortie de l’avion pour faire les 50m nous séparant du terminal. Ok.
Après le controle des visas et des passeports, Manuel nous attend pour récupérer nos bagages.
Mon tube et celui de Pierre, Franck et Cédric nous attendent déjà sur le tapis, mais celui de Mathieu est absent. Moins d’une heure de transit à Casa n’est visiblement pas suffisant… Nous jouons tous des coudes pour récupérer nos valises et nous nous apercevons qu’il manque aussi celle de Pierre.
Manuel fera ensuite des pieds et des mains pour déclarer la perte du tube et des bagages, mais la dame en face n’a pas l’air très concernée. “C’est L’Afrique patron”.



Le temps passe et Manuel continue de se démener pour avoir des infos sur le tube et la valise. Nous sommes maintenant les derniers, seuls dans l’aéroport, quand tout à coup, coupure de courant. Le noir complet. Cela dure entre une et deux minutes. Au début, celà nous fait rire, mais à force, ça devient inquiétant. Est-ce que cela va se rallumer ?
Quand la lumière finit par se rallumer, nous sommes entouré par 5 ou 6 Guinéens. ça surprend.
Les formalités terminées, on sort de l’aéroport, Manuel en tête. Nous sommes arrêtés par la douane, qui a manifestement envie de nous ouvrir toutes nos valises. Manuel essaie tant bien que mal de nous arranger le passage, mais la conversation devient quelque peu houleuse. Tout à coup, un des douaniers s’approche de nous, et nous dit dans un Français parfait:
“Ecoutez, Soit vous nous faites un petit cadeau, soit on ouvre toutes vos valises. Vous avez fait un long voyage et vous êtes fatigués, faites le bon choix. ”
Par ici la monnaie, nous y étions préparé et hop nous sortons de l’aéroport.

La galerie du 4x4 est chargée et le transfert de nuit depuis Bissau pour l'orphelinat de Biombo commence. 1h30 de 4x4 dans des chemins en terre ou nous croiserons une hyène avec sa proie et a notre grand étonnement, des boites de nuits en plein milieu de la jungle.
Arrivés à biombo, reçus par Victor et les moustiques, c’est parti, premier apero bien mérité avec Armando 1 jusqu'à 5h du mat devant le mur aux plus belles prises qui nous font déjà baver.



Arrivée sur Kéré + jour 1




7h. Les réveils n’ont pas encore sonné que nous sommes déjà tous debout. Personne ne veut perdre une seule seconde de ce voyage, que nous préparons depuis très longtemps.
Le petit dej est déjà prêt, et c’est tous les 6 que nous prenons le petit déjeuner au bord de la lagune. Tous les petits dej et tous les repas seront d’ailleurs excellents. Vers 8h30 nous embarquons avec Armando sur un bateau qui sera piloté par Domingo.




Descente de la lagune pendant environ 15 minutes, puis transfert par mer calme pendant un peu moins d’une heure. L’arrivée sur kéré est magique. Nous arrivons par l’arrière de l’ile puis la contournons pour découvrir sa plage, ses bateaux au mouillages et ses paillotes.


Laurent et Jérémy nous accueillent sur la plage, nos bagages sont pris en charge. Nous sommes à peine descendu que Viviane nous propose notre premier apéro (le premier d’une longue série). Après avoir parlé avec Laurent et Jérémy autour d’un Ricard, Laurent nous distribue nos cases. On jette les sacs dans les chambres, on sort les cannes des tubes et les leurres des boites en quatrième vitesse et on part pécher à pied autour de l’ile avant de manger. Au deuxième lancer dans les rochers, je prends la première chataigne du séjour…. Le noeud de raccord fait à la va-vite explosera à la touche … ça m’apprendra à être trop préssé !
On finira sur un wagon de tiofs sur de petits leurres ou des cuillères.

Après manger, départ en bateau. Domingo sera notre marin pour cette semaine. Il est le premier à se voir doté d’un nouveau bateau, plus grand que les autres, mais en alu aussi. Mais surtout équipé d’une station de peche (HDS8) et d’un 140CV 4T. C’est le plus jeune des marins, et pourtant de l’avis de tous, il est excellent. Laurent se félicite que ce soit une “pure production locale” car il est arrivé sur l’ile à l’age de 12ans et a tout appris sur place.

la première après-midi a été plutôt tranquille. Nous sommes resté prêt du camp, un peu de pop ou je ferais une petite carpe rouge, et un peu de vertic ou j’en ferai une bien plus grosse.
on finit par un peu de traîne ou JC fera un barra.
Pas de carangue encore, mais ça viendra vite!



Jour 2 : Unhocome

La veille au soir, Domingo nous dit que l’on va à Unhocome. C’est loin, mais vu la marée, ça devrait valoir le coup. Jérémy nous accompagne pour notre premier jour complet.
Après une bonne heure de navigation, nous commençons à peigner différents spots au popper. l’eau est teinté et c’est difficile.
Jérémy me conseille de passer au stick, histoire que nous péchions pas tous les 3 au popper. Je monte donc un mister joe blanc, et commence la prospection. En lançant au raz d’un rocher, je prends ma première secousse de la journée. Après un combat que j’ai trouvé déjà énorme, je vois arrivé au bateau une carrangue de même pas 2kg. J’étais bouche bée … je pensais le poisson bien plus gros. Alors c’est ça la pèche exotique ??? je n’étais pas au bout de mes surprises!


Aller, la marée est bonne, direction la roche du large pour tenter de belles carpes rouges. Sur la route, petit détour vers un groupe d’oiseaux au comportement suspect. Arrivé sur place, aucun mouvement en surface. Sûrement les maquereaux bonites se dit-on. on commence à prospecter au popper et poisson nageur par acquis de conscience. Et la, le festival commence. Carpes, Carangues, maquereaux, vivaneaux et même des liches! à chaque lancer, dans n’importe quelle direction, c’était un poisson.





Après nous être bien amusé, direction la roche du large pour tenter des carpes. Jérémy nous prévient de serrer les moulins à fond pour les bloquer au départ, et de ranger les poppers pour mettre des stick ou poisson-nageurs.
Je me pends lors d’un lancer au ras des rochers à une belle carpe, et j’entends JC me crier : “mets lui dans le cèpe!”. Plus facile à dire qu’à faire…. J’arrive à extraire le poisson des rochers et quand je crois le combat gagné, la voila qui se tanke dans un rocher juste sous le bateau….coincée! Jérémy me dit d’ouvrir le pick-up et d’attendre de voir si la carpe ressort. Au bout d’un moment qui me semble une éternité, du fil se met à sortir de mon moulinet et je vois ma ligne se déplacer dans l’eau. Elle est sortie! Je referme instantanément le pick-up et commence à la pomper. Elle finit par se rendre.


Nous ferons quelques belles carpes. Quel combat !! tout en puissance. JC fera en fin de session sur ce spot une belle carangue à gros yeux de plus de 8kg. à sortir des rochers, ce fut du sport !!




Nous allons sur une plage déserte pour griller un poisson. Quel régal ! Je ferais dans 30cm d’eau en arrivant sur la plage une petite carangue sur du matériel light.



Départ cet après midi pour un passage sur la roche du large, puis pour le banc du large.
On fera encore quelques carpes sur la roche, puis départ direction la pleine mer pour le banc du large.
Arrivé sur place, on se croirait en bretagne. Pas beaucoup d’eau, des déferlantes et la mer qui bouge. Mais le spectacle était la. Dans les vagues qui se levaient, on voyait des dizaines et des dizaines de carangues, les unes derrière les autres. Le festival a continué avec quelques belles pièces ! Nos poppers avaient à peine le temps de toucher l’eau qu’ils étaient immédiatement aspirés. Nous enchainons les triplés, quadruplé et quintuplé, quand Jérémy et Domingo avaient le temps de lancer une canne!
C’est avec regrets que nous devons quitter le spot, il se fait tard, et nous avons pret d’une heure et demi de bateau pour rentrer.








Jour 3 : Nos débuts en vertical et le spot magique

Aujourd’hui, Domingo nous propose un peu de lancer et de vertical. Sur la route, nous nous arretons faire un peu de lancer ou nous ferons des petites carangues au popper.
Ensuite direction le premier spot en vertical, ou Mathieu sortia le premier otolithe du séjour. Après quelques dérives infrustueuses, on se déplace vers un autre spot. Domingo a encore trouvé le poisson, et le festival va commencer. chaque dérive nous procurera des poissons et les doublés, triplés et quadruplés s’enchaineront! Majoritairement des carangues, avec quelques otolithes. JC et Mathieu sont particulièrement performant dans cette technique, et touchent un nombre impressionnant de poissons !





En fin d’après midi avec le début de la montante, Domingo nous amène sur une barre de roche faire un peu de lancer, pour une session qui restera longtemps gravée dans nos mémoires.
JC et moi attaquons au popper, tandis que Mathieu commence avec un Apache. Très rapidement il fait une carangue puis nous arrivons sur une tête de roche ou l’eau brasse beaucoup et qui s’annonce prometteuse. Les pop ne donneront rien.
Domingo nous replace pour une deuxième dérive et me dit “met ton k-ten et serre le frein”. Ce leurre a très bien marché la veille sur les carpes et la carangues gros yeux de JC. Je m’execute et arrivé dans la zone avec le jus, au deuxième lancé, je prends une énorme chataigne. Pensant que c’est une carpe rouge, je tire le plus fort possible pour la sortir des rochers. Mais je ne sens pas les coups de têtes rageurs que m’ont fait les carpes la veille. Je me doute alors que je suis attelé à une grosse carangue. Juste après moi, JC qui venait de monter lui aussi un apache se prend une pastèque mais n’arrive pas à arreter son poisson: c’est la première casse.
Je suis pendant ce temps, toujours attelé à ma carangue, et me débats pour lui éviter de retourner dans les rochers. Je m’en suis rendu compte après coup, mais Domingo avait du sentir que c’était un beau bébé, car il a manoeuvré le bateau pour m’aider à la sortir des cailloux. Mon frein était bien serré et elle n’a pas réussi à me prendre beaucoup de fil, heureusement. Finalement, Domingo arrive à s’en saisir et monte sur le bateau une carangue de plus de 10kg. Quel plaisir !
Domingo nous replace pour que nous puissions relancer dans le jus. Mes bras me font mal mais je relance quand même. Mathieu et moi sommes directement attelés. Seulement cette fois, mon moulinet se vide. Impossible d'arrêter la bête et c’est la casse dans les rochers. Même sentence pour Mathieu. Nous sommes dans une sorte de transe, et nous voulons continuer à jouer avec ses monstres marins. Nous demandons donc à Domingo de refaire une “dernière dérive” sur ce spot. à chaque “dernière dérive”, le scénario est le même: un qui pêche, les deux autres qui refont leur ligne. à chaque passage celui qui pêche se retrouve pendu à un sous marin qui le cassera. C’est l’hystérie collective sur le bateau, plus nous cassons plus nous voulons continuer, nous sommes dans un état second. Au final, l’arrivée de la nuit nous arrêtera et nous baptiserons ce spot aux 10 Apaches (en référence au spot des “19 poppers”). Elles nous auront bien mis dans le cèpe ces carangues …. En partant, JC demandera à Domingo s’il a déjà vu des gens sortir des poissons ici. Il répond avec un sourire jusqu’aux oreilles : “Non.”
Fou rire général sur le bateau, on s’amusait tellement à nous faire éclater qu’il n’a pas pensé qu’il fallait nous le dire.  Une chose est sûre, nous reviendrons ici avec du matos plus conséquent! Nous n’avons pas eu la présence d’esprit de le prendre plus tôt, alors qu’il était la, juste à coté ... Foutue adrénaline!
Nous repartons avec la banane, et ouvrons une bière sur le retour. Quelle journée encore !








Jour 4 : le banc aux oiseaux, les 19 poppers et le radeau de la méduse

Vu notre propension à perdre des leurres, Domingo décide de nous emmener sur le spot apellé “les 19 poppers”. à cet endroit, un pecheur acharné a perdu 19 poppers dans la même session… Courageux le mec!
Nous partons donc avec la ferme intention de battre le record et de pouvoir ainsi re-baptiser le spot. Aujourd’hui, Jérémy nous accompagne.
Sur la route, Domingo nous arrête sur un banc de sable, qui découvre à marée basse, et contre lequel la mer vient taper à la montante, créant des vagues et du remous.
Comme d’hab, Domingo a directement trouvé le poisson et voici un sextuplé au premier lancer. Jérémy, Domingo, JC, Mathieu et moi sommes pendus. Sauf que sur mon popper, il y a deux carangues. 6 carangues sortent donc de l’eau et y retourne aussitot.
Lancer suivant, un nouveau sextuplé, cette fois-ci c’est Domingo qui en prend deux d’un coup. Puis les choses se calment un peu, on fait encore quelques carangues, puis direction les 19 poppers!






Arrivée sur place, c’est une barre de roches affleurantes qui forme un cercle avec une sorte de piscine au centre. On a bien compris ce qu’il se passerait s’il l’on lançait dans la piscine…
Courageux mais pas téméraire, nous lançons en bordure coté extérieur. Je ferais une belle carangue. Puis Mathieu est le premier à tenter sa chance : “il faut bien vivre dangereusement”, nous dit-il.
Il expédie donc son popper en plein milieu de la piscine. Son popper est immédiatement happé, frein serré au max. le combat durera 5sec, le temps que la tresse frotte la barre rocheuse! Et d’un! plus que 19 pour battre le record!
je tente aussi ma chance et lance en plein milieu. J’arriverai à ressortir de la piscine et me ferai attaquer juste à la sortie de la piscine. Rush puis casse à mon tour, en dehors de la piscine… Nous sommes surpris. Mais plus que 18! Ce sera après au tour de JC de se faire casser. 17!
Nous ferons ensuite un doublé avec Mathieu de poissons qui se décrocheront. Puis plus rien…
Tant pis nous reviendrons!

On part donc sur un autre spot, pour pêcher des cailloux et nous nous régalerons avec de nombreuses petites carpes.


Puis arrive l’épisode du naufrage… Je lance mon stick made in Bracouda un peu trop prêt des rochers (une fois de plus diront certains), et je m’accroche. L’avantage des coques plates en Alu de Kéré, c’est que l’on peut s’approcher très prêt des spots, dans très peu d’eau pour récupérer nos leurres si besoin. Dans trop peu d’eau dans ce cas….
On s’approche du rocher dans lequel mon leurre est coincé et sommes bloqué par un cailloux devant nous. Jérémy m’annonce alors qu’il va falloir renoncer à mon leurre. C’est alors qu’une vague un peu plus grosse que les autres arrive, nous soulève et nous dépose droit sur le rocher devant lequel nous étions. Nous sommes coincé et la marée descend. C’est pas du grand Mendes tout ça. Je reçois donc une volée d’injures de la part de mes deux compères pendant que Jérémy et Domingo essaie de nous dégager en poussant avec une perche en bois.
Le bon coté des choses, c’est que cette vague m’a permis de m’approcher suffisamment du rocher pour récupérer mon leurre!
Quand je me retourne avec mon leurre à la main, tout fier de moi, je vois que c’est JC et Mathieu qui essaient de nous pousser avec la perche, que Jérémy est aux commandes, et que Domingo est dans l’eau, pieds nus dans les rochers à essayer de tirer le bateau. Ne pouvant pas faire grand chose, j’entreprends de filmer le radeau de la méduse. Nous arrivons finalement à nous dégager puis repartons pécher. Nous prenons des nouvelles des pieds de Domingo, qui nous dit que tout va bien. Heureusement qu’il est monté en Goodyear …

Nous voici de retour sur les 19 poppers. La marée est au plus bas, et je ne reconnais pas le spot. Il y a maintenant des rochers partout. Je comprends mieux pourquoi nous cassions, même sans lancer dans la piscine!
Celà ne donnera rien, et nous partiront finir la journée à la traine, ou nous prendrons plusieurs barras.





Jour 5 : Tentative au Tarpon

Domingo veut  nous emmener au Tarpon cet aprem. Même si les coef ne sont pas en notre faveur, la descendante est bien calée sur l’après-midi et l’autre groupe qui y était la veille a eu un départ, non concluant, hélas pour eux.
Il a toujours été d’excellent conseil, nous lui faisons parfaitement confiance. Nous partons le matin et pêcherons les bordures à proximité du poste à tarpon. Nous y ferons quelques carangues, au popper et au stick. Un peu de vertical nous rapportera encore quelques poissons, puis il est l’heure d’aller se frotter au roi d’argent!



L’ancre est jetée et un rapide coup d’oeil sur le GPS nous indique que nous sommes placés pile poil sur le waypoint apellé “record tarpon 2013 102kg”. ça sent bon !!
Rien que regarder Domingo mettre les lignes à l’eau est un superbe spectacle. 3 cannes sont plantées : 2 au fond et une en surface. Une longue attente commence maintenant. Une attente difficile, car nous sommes en plein cagnard, et il n’y a pas un souffle d’air. On plante deux parasols et on se bat pour avoir un peu d’ombre.
Puis les minutes et les heures défilent sans que rien ne se passe. On cale 3 cannes de plus à la calée avec un morceau de mulet, dans l’espoir de faire une raie, un barra, un otolithe, ou n’importe quoi qui veuille bien se pendre. rien non plus.
Au bout de quelques heures, le bateau commence à tourner, signe que nous sommes arrivés à l’étale. Domingo nous dit alors que nous allons remonter les lignes, pas de tarpon cette fois-ci. Tant pis, il fallait quand même tenter le coup.
Les lignes sont remontées une par une, les mulets sont intacts. Sauf le dernier des mulets, qui est coupé net au niveau de la tête, au ras de l’hameçon. “Requin”, nous dit Domingo. On aurait quand même préféré qu’il soit un peu plus gourmand et qu’il mange tout le mulet ce coquin !



Aller, direction un peu de vertical en début de montant, puis retour sur le spot magique “aux 10 apaches” ou nous nous étions fait défoncer, avec la ferme intention de prendre notre revanche et de leur mettre dans le cèpe.
La verticale ne sera pas flambante mais nous rapportera quand même quelques poissons.
Direction le spot “aux 10 apaches”, cette fois, on range les 30lbs et on envoie en 50 et 60lbs.
Pour le coup, les grosses carangues ne seront pas présentes, seule une petite se laissera leurrer.



Jour 6 : Le vent se lève

Dernier jour complet. Hélas depuis la nuit, le vent s’est levé. Vu la période, c’était à prévoir. Jérémy et Laurent nous ont prévenu la veille au soir que la peche serait plus difficile aujourd’hui.
Les eaux se sont teintées, le vent souffle: effectivement, ça va être dur ! On commence avec un peu de popper, et j’assurerai le repas de midi avec deux carangues.
Direction ensuite un spot à vertical. Jérémy, comme à son habitude, cartonnera d’entrée de jeu un bel otolithe.
JC espère toujours prendre son otolithe, et prend une grosse touche. Cette fois il pense avoir toucher son poisson, mais voit créver la surface après quelques minutes de combat, une belle carangue. C’est toujours pas pour cette fois Mendes !
Quant à moi, fidèle à moi-même, j’accroche le fond une énième fois … En tirant un peu dessus, ça vient ! C’est lourd et ne tire pas…Bizarre. Je dis à mes amis que je pense que cette fois je remonte le fond. Forcement, ils se moquent de moi. Soudain, explosion de rire sur le bateau, même Domingo rigole. Je ne m’étais pas trompé: arrive à la surface un gros rocher, sur lequel est planté une belle gorgone. Moi je riais aussi, mais c’était nerveux… Décidément, la verticale et moi, on est pas pote.



Pause déjeuner dans un cadre paradisiaque, comme tous les midis, puis direction encore un peu de verticale, qui cette fois ne donnera rien.
Domingo, toujours soucieux de nous faire prendre du poisson, nous amène ensuite sur un spot en plage, avec plein de rochers immergés, ou nous nous régalerons sur les petites carpes et les tiofs.
Journée difficile, mais ça ne peut pas être la fête tous les jours, c’est aussi ça la pêche!





Jour 7 : la der et le retour

Dernière sortie en bateau pour la matinée. Domingo veut nous ramener aux banc aux oiseaux qui nous avait si bien réussi. Vu le vent et la marée, il demande à Jérémy de venir avec nous pour sortir les poissons de l’eau, ne pouvant pas quitter la barre sur ce spot.
Nous commençons avec un peu de traine avec la marée basse, et pour une fois, nos amis les barras ne se montrent pas tellement coopératifs. Seulement un départ pour moi, d’un barra qui finira par se décrocher.
Direction ensuite le banc aux oiseaux. En raison d’un vent à décorner les boeufs, et d’une mer bien formée, nous y allons au pas. En arrivant sur zone, Jérémy décele de l’activité dans l’écume et nous demande d’y envoyer nos poppers. Plus facile à dire qu’à faire, vu comment le bateau bouge, et le vent de travers. Pour gagner en distance de lancer, je passe sur canne à loup, avec petit leurre et petite tresse pour réussir à passer à travers le vent. Au deuxième lancer, j’arrive à atteindre la strike zone et à la deuxième animation, mon pop est englouti. Content le Max. Sauf qu’avec le vent, le courant qu’il y avait, le fait que Domingo ne puisse pas arreter le bateau pour résister aux vagues, et bien il s’est fait punir le Max. Le poisson file file et file encore, me déroulant du fil et passant derrière le bateau. Je suis à l’avant du bateau et j’essaie de lui courir après et traverse le bateau pour rejoindre l’arrière, mais me casse la gueule canne en main, déséquilibré par les mouvements brusques du bateau. Le résultat est sans appel, le poisson se décroche et tout le monde se marre.

La mer bouge trop et nous décidons d’aller dans un endroit plus abrité. Nous prospectons une bordure qui ne donnera rien, et nous décidons de rentrer. En arrivant sur Kéré, nous constatons que c’est la guerre et qu’il y a des carangues partout de l’autre coté de l’Ile. Nous sommes allé les chercher loin alors qu’elles étaient la, juste devant, accessible du bord. Mais il est l’heure de faire les valises et de rentrer.

Beto en fera deux du bord, pendant que nous finissons de charger les cannes dans les tubes.
Pierre en fera une aussi !
Laurent et Jérémy viennent nous saluer sur la plage et nous repartons vers Biombo pour rejoindre l’aéroport. heureusement, le vent est tombé, et la traversée se fait sans encombres.
En arrivant à Biombo, le niveau de l’eau est trop bas, et nous devons sauter pieds nus, dans la boue et les coquilles d’huitres pour pousser le bateau. Décidément, cette journée ne nous sourit pas!

Le transfert jusqu’à l’aéroport se déroule parfaitement. En arrivant au check-in, le préposé nous demande 150e à JC et moi pour le tube, qu’il se met directement dans la poche, sous nos yeux ébahis. Il demandera exactement la même chose à Mathieu juste derrière, et se mettra 150e de plus dans la poche. Il a pas perdu sa journée celui là.
Décollage à l’heure et vol sans soucis vers Casablanca via Praia.

Une fois à Casa, il est temps pour nous de nous séparer. Pierre, Franck et Cédric décolleront les premier vers Lyon, suivis de prêt par JC et moi vers Marseille et finalement Mathieu partira vers Toulouse.

Nous avons tous les six passé une semaine exceptionnelle, tant au niveau de la pêche que de l’accueil et de la vie sur Kéré, cet îlot paradisiaque perdu au milieu des Bijagos.

Nous tenons tout particulièrement à remercier:
- Laurent Durris pour son accueil. Il a toujours tout fait pour nous satisfaire pendant cette semaine.
- Jérémy pour sa bonne humeur et sa disponibilité. Un vrai bon gars, qui a grandement participé à faire de ce séjour une franche réussite.
- Domingo. Un monstre. Ses dérives étaient parfaites, son sens de l’eau était impeccable, ses conseils toujours bon. Lui aussi, toujours disponible et de bonne humeur. Il te place, te dit comment pécher, et il ne te reste plus qu’à te pendre. Fabuleux.
- Viviane et Armando 3 pour la cuisine et le bar. On a toujours très bien mangé et très bien bu.
- Armando 1, Armando 2 et Beto pour les bons moments passés sur le camp. Ils ont toujours un petit mot, se soucient de la pêche. c’est très agréable.
- Tout le reste du personnel, ces gens de l’ombre qui contribuent à faire de ce voyage un moment unique.
- Nos femmes qui n’ont pas (trop) râlé, et nous ont laissé faire ce voyage Very Happy


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Re: Max, JC & Co aux Bijagos sur Kéré en Janvier 2013

Message par Krystof le Mer 5 Fév - 23:10


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