Enlevez vos bonnets et vos moufles, voila les Bijagos. Chris, Ju et Olive

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Enlevez vos bonnets et vos moufles, voila les Bijagos. Chris, Ju et Olive

Message par Chris2B le Sam 30 Nov - 13:12

Tout voyage doit se préparer pas mal à l’avance et pour ça on a été plus que prévoyant. On avait déjà arrêté la destination 1 an ½ plus tot. Après plusieurs coups de fils entre nous ça se décide pour début Novembre 2013 sur l’ile de Kéré aux Bijagos avec Christophe. 1 petit mois plus tard, c’est Ju qui nous rejoindra dans notre trip exo.

Maintenant que la team était bouclée, il ne restait plus qu’à préparer tout le matos que l’on allait prendre et pour ça, pas de souci on a été très bon, voir un peu trop avec tous les leurres que l’on a pris mais comme on dit « qui peut le plus peut le moins ».
Nous voila la veille du départ, je récupère Chris à l’aéroport en provenance de Corse et nous rentrons chez moi finir les bagages et les Rod Case. On va partir light avec 14 cannes ( on a bien fait car mes collègues de voyage en casserons rien que 4 ^^ )

Maintenant, comme tout bon voyage en Afrique, on se doit d’aller dans un resto manger une bonne cote de bœuf / os à moelle avant le départ car pendant notre séjour ça sera régime uniquement à base de poisson.

Dimanche matin, le réveil sonne ( même s’il n’a pas vraiment besoin ), Ju nous rejoint chez moi et ça y est, on part direction les Bijagos. 3 heures d’avion plus tard, 8 heures d’attente à Casablanca, de nouveau 2H30 d’avion, 1H30 d’escale, 2 H d’avion, vous l’avez compris un long trajet fatiguant nous arrivons enfin à Bissau, magnifique aéroport international.



2 bakchich plus tard, nous voilà en dehors de l’aéroport, nos bagages presque pas scannés et déjà dans le taxi pour un trajet d’environ 1H30/2H sur une magnifique autoroute africaine. Il est 5H30 du matin, on va dormir 2 heures, une bonne douche et un petit déj et nous voila déjà à bord de la pirogue qui nous mènera jusqu’à Kéré.










1H30 plus tard, on  commence à voir un petit bout d’Ile qui se dessine à l’horizon, on  demande au marin, oui c’est bien Kéré. Le cœur commence à palpiter de  plus en plus fort, ça y est on y est enfin ! En arrivant par "le large",  on aperçoit une petite ile verdoyante et sans aucun vie humaine.







Plus on avance et plus l’ile nous montre les  secrets qu’elle contient. Des silhouettes commencent à apparaitre, des  Kayak et des pirogues sont sur la plage, ouf c’est habité !





Comme  nous débarquons sur l’ile, nous sommes accueillis par Jérémy ( guide de  pêche français qui est entrain de faire ses armes la bas et qui viendra  pêcher avec nous quelques journées ) ainsi que les membres du staf du  camp de pêche. Viviane nous attend au bar pour nous proposer une boisson  de bienvenue, ça sera le début d’une longue histoire avec ce bar …

Après avoir fait honneur à ce pot de bienvenue, nous rejoignons nos « paillotes » qui nous seront attitrées pour tout le séjour.





Pas  le temps de respirer que nous sommes déjà entrain de monter nos cannes,  préparer nos leurres et affuter les hameçons pour une première partie  de pêche autour de l’île. Pour notre voyage, nous avons 7 journées de  pêche de prévu et 1 journée « libre ». Nous diviserons cette journée de  temps libre en deux demies journées, celle de notre arrivée sur le camp  et celle juste avant notre départ. Je n’ai pas encore monté ma canne que Ju est déjà attelé au premier  poisson du séjour, une carpe rouge qui se baladait dans les cailloux le  long de l’île. D’autres poissons viendront se frotter à nos leurres mais  sans se piquer. Afin de découvrir notre nouveau terrain de jeu, nous  partons faire le tour de l’ile avec Jérémy pour essayer de faire  quelques fishs. Bon nombres de chasses éclateront autour de nous sans  pour autant arriver à piquer ces poissons ( carangues et barracuda )  mais cette activité nous boost un max !


Un peu plus tard, au couché de soleil, Ju tapera 2 barras devant la plage où est situé le bar, le séjour commence pas si mal !






Chapitre I : L'art du Pique Nique ( par Olivier )

A chaque journée de pêche il y avait une chose dont on était sur, c’est que l’on allé faire un pique nique sur une plage magique. Cependant, il  y a des petites choses qui peuvent rendre un pique nique mémorable.

Tout commence normalement avec un départ à 8H30 du camp. On part direction plein Nord pour essayer de trouver des eaux propres et la journée sera dédiée au lancer. On arrive devant l’entrée d’une lagune, quelques roches volcaniques et palétuviers sortent de l’eau, ça pu la carangue ! Pour assurer Ju monte une grosse canne et lance le premier dedans et BINGO, premier poisson de la journée ! Une pêche tout en force pour arriver à la sortir de ce terrain hostile, parfait pour se mettre en jambe !



On continu de prospecter autour des cailloux et je me prends moi aussi ma première boite ( et au passage mon premier poisson au popper depuis les X années que je pêche)



Et Ju remet le couvert.



Les sourires sont sur tous visages, la journée commence bien mais Chris est encore bredouille à ce moment la. Armondo nous rapproche de la cote, décide de mettre l’ancre et dit à Chris de lancer « la ». Quand Armando dit de lancer à un endroit, mieux vaut l’écouter. Chris s’exécute et 5 secondes après se retrouve pendu à une grosse carangue. Armando me fait signe de lancer derrière car il y en a d’autres. Les 6/7 secondes que je « perds » à remonter mon leurre et le lancer en direction du poisson ne me permettrons pas de piquer un poisson suiveur.

Chris est toujours attelé à son poisson, avec Ju on arrête de pêcher pour qu’il puisse le combattre plus facilement. Faut dire qu’il a l’air de s’amuser en passant à gauche, à droite, devant puis derrière le bateau … et voila la bête           Wink         



10 Kgs sur le peson, pas peu fier le Chris  Wink          

La suite de la matinée sera un peu plus compliquée. On va pêcher des zones plus belles les unes que les autres mais les carangues n’y seront pas. On apprendra plus tard que l’autre bateau du camp les a péchées juste avant nous, ceci explique peut être cela.

On arrive à l’heure du pique nique, Armando nous trouve une plage splendide avec un magnifique sable blanc. Pendant que Jérémy et Armando prépare le barbeuc, que Chris et Ju essayent de décrocher un fruit pendu à l’arbre à 10 mètres de haut, je décide de prendre ma canne à loup ( Yakuzza 7/40 grs / Saltiga 3500 / Mister Joe ) et je pars pêcher vers la roche volcanique un peu plus loin. Une carpe rouge en chasse me fait monter sur les cailloux pour essayer de la faire mais en vain, elle ne viendra pas. Je fais un lancer vers le large sans trop y croire mais au bout de 2 animations, grosse attaque, ( je la revoie encore au moment où j’ écrie ) mais le poisson ne se pique pas. 2 autres animations et nouvelle attaque ce coup ci c’est pendu.

Je rebranche le cerveau et d’un coup me dit « putin tu es avec ta canne à loup, tu vas te faire humilier ». Julien et Chris qui sont assez loin me voient faire l’équilibriste sur les cailloux et arrivent en courant.



Ju me rejoints à la nage avec la gopro pour faire de superbes images et pendant ce temps j’essaye de négocier avec le poisson pour ne pas qu’il aille voir de trop prêt les cailloux. Après 2 échouages loupés et une vingtaine de minutes de combat, Jérémy arrive à attraper la carangue, gros soulagement elle est enfin la !





8 Kgs de muscle du bord dans les cailloux et sur la canne à loup, je vais m’en souvenir longtemps de ce poisson !



Je rentre avec un grand sourire jusqu’à notre base barbeuc, des villageois nous ont rejoints et je vais leur donner le poisson qui je n’en doute pas, sera apprécié autant que j’ai pu l’apprécier pendant le combat.



L'après midi, après avoir passé une bonne matinée sur les carangues, Armando nous amène sur des pierres à carpe rouge afin de s'amuser un peu. Ce poisson est vraiment hyper violent à la touche. On ne touchera pas de gros spéciemsn ( ou alors peut être ceux qui ont fini dans les cailloux ) mais on va se régaler toute l'après midi en enchainant carpe sur carpe et par fois même un barracuda viendra se mêler à la fête. Par contre, c'est une chance sur deux, soit tu le fais, soit il te coupe direct, Ju et Chris en feront les frais ...







Le soleil commence à se rapprocher de l'horizon et il faut croire que nous ne sommes pas encore rassasiés alors on va finir par notre fameuse bière / traine / barra.



Ce jour la, la chance était avec nous et ne nous quittera pas car on va encore piquer de beaux poissons en traine. On en arriverait presque à demander de ne plus avoir de touche pour pouvoir boire sa bière tranquillement.








Chapitre II : La débacle des Top Guns ( par Ju )


Ce  jour là, rien ne nous a sourit, du début à la fin.... Ce fut néanmoins  une journée qui a contribué à faire de ce séjour une réussite: Quand il  n'y a pas le poisson, il reste les potes et le rire, et là, on a été  vernis.

Pêche en verticale le matin avec la montante: Une otholite de 600gr, un  tiof moitié moins gros, un machoiron, une belle carpe rouge par Jerem  qui nous prouve ainsi que la verticale, ça peut parfois marcher.





L'après-midi au lancer avec la descendante, digestion et compagnie, ne  donnera absolument rien.

On pense alors sauver la face sur le chemin du retour en traine pour le  coup du soir. Nenni! Décision est prise à l'unanimité de laisser Chris  essayer de mettre au sec un barra, mauvaise idée! Seule une flûte ne se  décrochera pas avant d'arriver au plat-bord. Dommage car parmi les  décrochés se trouvait un beau bestiau...

Nous rentrons au camp éreintés, nos heures de pêches vaines nous ayant  plus fatigué que des combats qui s'enchainent.

L'ambiance étant plutôt bonne le soir parmi les convives, les boissons  diverses sont servies à plusieurs reprises et c'est l’œil brillant que  nous décidons de mettre en pratique notre spécialité: LE  SURFCASTING....Oliv réussit à sécher deux barras avant de se taillader  le doigt profondément en tenant la tresse avec son index à tel point que  les lancers semblent vraiment compromis (Fred  lui prêtera un doigtier qui lui sauvera la fin du séjour, merci à lui!).  Jérémy me propose de lancer la canne qu'il venait de monter, je prends  mon élan, tel un sauteur à la perche, je cours, et catapulte de toutes  mes forces le montage.....sans ouvrir le pick-up (je suis excusé par mon  état). Résultat sans appel.

Et voilà tout ce joyeux monde qui se fout gentiment de ma gueule, Chris  le premier !

Alors que Jérémy quelque peu exaspéré recommence à monter la ligne,  Chris, dans un flash de clairvoyance s'écrit: "Pas la peine! y a encore  le bdl acier sur ma canne, on a qu'à utiliser ma canne!"  Mais oui! Fais donc Chris, montres-nous un joli lancer... Alors que le foutage de gueule à mon propos continue de plus belles,  Chris finit de monter le 1/2 mulet sur sa canne et arme son lancer. Nous  nous trouvons tous sur les transats à quelques mètres de là, à le  regarder s'exécuter dans la nuit: un geste plein de superbe, franc et  maitrisé. Malgré toute la technique déployée, un "crack!" parvient  jusqu'à nos oreilles. On distingue alors deux petits yeux ronds qui nous  fixent dans l'obscurité, incrédules, et une voie perce le silence:  "j'ai cassé la canne!!!!!!"

Je pense que nos fous rires ont réveillé les villages des îles voisines!

On analysera les raisons demain, on va arrêter là les frais... Nous sommes ainsi allés nous coucher sourire figé, abdos meurtris par le  rire et rincés par cette journée foirée.

Chapitre III : Dans les chasses… (par Chris)

Après la débâcle de la veille, vraisemblablement due aux forts coefficients de marée et au fait que les eaux étaient très chargées, Armando nous propose d'aller vers « Cute » la bas selon lui les eaux devraient être claires et nous devrions trouver du poisson actif.

Le lendemain après une séance popping matinal sur la plage du camp, et un petit déjeuner copieux nous voilà parti … A peine arrivée sur la zone et les chasses éclatent déjà, Armando avait raison les poissons sont là et ils sont actif.

Je lance, Oliv et Ju me suivent, l’eau bouillonne, les carangues se disputent les poppers. Je pique la première bientôt suivi par Olivier, Julien décroche un poisson, il nous contourne et passe à l’avant du bateau, lance à nouveau la carangue suis le leurre jusqu’au bateau et s’en saisie au tout dernier moment le nœud de raccord casse net à la violence du choc, frein trop serré. Ce sera donc un doublé pour commencer…

Pas le temps de refaire son bas de ligne les chasses nous encerclent, Ju pêchera en attendant avec mon ensemble light (Smith dragonbait 78sh et certate 3500hd). Et quelques secondes après nous voilà pendu tous les trois, ce sera la première triplette du séjour ^-^ chacun la sienne dessus dessous devant derrière du grand n’importe quoi dans la joie et la bonne humeur…



Se sera ça toute la matinée, ponctuée par quelques rares moments d’accalmie à scruter l’horizon avant de trouver une énième chasse ou oiseaux dans le ciel nous signalant la présence des poissons. De nombreux doublés et plusieurs triplés viendront agrémenter cette matinée de folie et plus d’une quinzaine carangues, pas énorme mais bien nerveuses seront ramenées au bateau. Fou rire garanti on en oubliera la fatigue et la débandade de la vieille.



Après un bon bain, une bière bien fraiche et un poisson grillé sur la plage nous sommes d’attaque pour reprendre notre prospection aux abords des palétuviers et des têtes de roche. Mais l’après-midi est plus calme et les chasses du matin semblent avoir disparu, lorsque oliv aperçoit une activité au ras des rochers. Pour une fois c’est lui qui montre la direction à Armando qui s’exécute et il avait raison le bougre…elles sont là…. Ju est déjà pendu, Oliv exécute un lancer chirurgical qui tombe au ras de la roche, et mon popper suis le sien dans les airs à moins d’un mètre, nos deux leurres n’ont même pas le temps de toucher l’eau qu’ils sont instantanément happé… des images magnifiques et des moments de pêche entre potes simplement extraordinaire.



Sur le chemin du retour alors que nous faisons une réunion de travail pour analyser précisément la situation ….



Un cri d’Armando : CHASSE CHASSE CHASSE, vient nous interrompre et nous voilà une nouvelle fois au milieu d’une petite chasse qui se soldera par une décroché au bateau pour moi et un poisson chacun pour mes deux compagnons…



Pour finir cette journée, et juste avant d’arriver sur le camp, Armando stop le bateau en plein eau ?? Il nous montre une zone du doigt : « têtes de roche»… Au deuxième passage je prends une grosse cartouche mais ça ne ressemble pas à la touche de la Carangue, un splash énorme en surface et maintenant je prends des coups de teston dans tous les sens, ça cherche à prendre le fond puis ça vient vers le bateau, et ça me bastonne encore ?? Ce sera une belle Carpe Rouge de + de 4 Kilos, qui viendra ponctuer cette journée sensationnel.



Chapitre IV : La Tarponade ( par Ju )


Je me souviendrai longtemps de cette journée, la voici:


 La décision a été prise la veille, avec l'inspiration dûe aux bières,  vins et caïpirinhas; 2/3 jours après le gros coeff, la descendante bien  calée sur l'après-midi: tout concorde, les chances sont de nôtre  côté...Seul hic, le spot se trouve du côté des eaux troubles qui jusqu'à  présent n'ont rien donné et il va falloir meubler la matinée dans ce  coin. On va donc commencer par quelques dérives en verticale pour voir si ces  fichues otholites se sont réveillées avec option lancer si ce n'est pas  le cas. Pendant que l'on fait route vers les spots à jigging, Jérémy a la  présence d'esprit d'allumer le GPS qui lui a été gentiment donné au  camp, et se rend compte que celui-ci n'a pas été chargé de la nuit!


 Petite négociation d'Armando 2 avec Armando 1 qui nous suit dans sa  pirogue, dans le plus pur style Africain et en bijago: "J'ai le moteur,  et toi tu as l'essence....Aujourd'hui tu n'as pas besoin du moteur,  passes moi donc ton essence". (comprendre: tu as un gps avec des piles  mais sans points, moi j'ai les points dans mon gps mais pas de piles). Armando 1 nous lâche ses piles en faisant la grimace.


Après  quelques dérives infructueuses, la patience en verticale n'y est plus et  nous partons lancer sur une chasse qui se tient depuis un moment autour  de rochers affleurants. Doublé de carangues au popper pour Oliv et moi,  pendant que Chris fait je sais pas quoi au lieu de pêcher. Ensuite  attaque du rocher par un autre angle et c'est moi qui me mets à faire du  tricotage avec ma tresse pendant 10 minutes.





Il est déjà l'heure  de manger; Sur la plage qui se trouve là, à la côte, merveilleusement  grande et belle, du sable chaud en veux-tu en voilà et des caillasses à  droite et à gauche. Le petit goût amer qu'à laissé la matinée nous  pousse à lancer du pop dès nôtre arrivée, Chris part tout de suite dans  les rochers de droite, peut-être inspiré par le coup de ligne d'Oliv sur  un spot tout à fait similaire???? Je lui emboite le pas, mais au stick.  Nôtre Corse assure d'abord le barbeuc du midi avec une belle carpe  rouge. Quand je l'entend hurler qu'une carangue a loupé son popper, je  change mon leurre, lance un première fois mais pour rien. J'arme une  nouvelle fois, réitère mon geste, et CRAAAAAACK! La Dragonbait en deux!  Restons calme, soyons courtois, ça me pendait au nez vu l'état du blank.  Oliv pendant ce temps tente de récupérer des forces en se reposant à  l'ombre d'un baobab.  Je repars à la pirogue poser mon attirail et Jérémy me propose  gentiment sa canne pour continuer à popper pendant la cuisson du  poisson. Je le remercie, empoigne sa canne et me remets en route pour  rejoindre Chris. Je regarde la Domina et me dis "tiens, c'est la  première version, kèsssadonne?" Je lance donc mon pop là où je me  trouve,  pour voir comment réagit la canne à mes animations musclées, et  3 tirées plus tard, voilà la carangue de Chris qui s'en prend à mon  Skagit, une, deux, trois fois, striiike! Attaque de fou dans la vague,  c'est le meilleur! Yeeeees! J'en tiens une belle!












Il est l'heure de partir digérer nos excès sur le point à tarpons...


 Une fois en place, Armando m'indique comment monter les lignes, je  m'exécute, demandant l'approbation de mes compères sur tous les noeuds,  et les mulets partent dans le courant. Mes compagnons entameront une sieste épique pendant que je dandine un  sandra de 23cm avec TP de 150gr à l'aplomb du bateau. Les heures passent  et rien ne se passe. Chris, alors qu'Armando le marin, Jérem le guide  et moi-même le regardons et l'écoutons ronfler avec ébahissement,  s'auto-réveille par son ronflement en se marrant de lui-même. Moment  unique, fou rire communicatif...  Voilà qui relance un peu le débat, mais qui ne fait pas pour autant  avancer nôtre pêche. C'est alors qu'un tarpon nous fait un saut  magistral sur les flotteurs, il n'y a que moi pour en témoigner.  L'espoir renait!  Le soleil continue sa course vers l'horizon, et je veux faire un  poisson, quel qu'il soit. Je me mets alors à lancer une cuillère pour  faire du maquereau-bonite, pendant une bonne demi-heure sans résultat.  C'est alors que......................"zzzzzzzzzzz", dit le saltiga!  Court, mais suffisamment long pour ressembler à une touche de tarpon.  Il m'a fallu quelques secondes pour réaliser qu'il s'agissait de ma  30lbs, que Chris pour une fois avait bien parlé (c'est toujours la canne  la plus light qui va avoir la touche, proverbe bastiais). Mais la  musique s'arrête. Je file sa canne à Jérèm, qui se trouve instantanément  pendu à un maquereau-bonite...Joder de puta madre diraient nos frères  ibériques.  Je prends quand même la canne en main et ressens deux gros coups de  têtes, il est encore là !!!!! Je me reprends un rush et c'est la canne  d'Oliv qui se met elle aussi à hurler, c'est le coup de feu, le matos  est rangé en deux-deux, l'ancre larguée pendant que nos deux cannes se  plient simultanément et que nos moulinets se vident. Malheureusement le  tarpon d'Oliv décroche, il n'y a plus que moi et mon tarpon.


A  partir de là, plus que des souvenirs, se sont des sensations et des  émotions qui me resteront. J'ai revu toutes les pages de La Pêche en Mer  que j'ai pu dévorer dans mon enfance, chapitre Outremer à l'époque, à  rêver de prendre ce poisson mythique. J'ai revu toutes les claques  halieutiques que je me suis pris tout seul à la pêche. Et j'ai kiffé, et  j'ai sué. Comme un cochon. A Kéré et pendant la préparation du voyage, je n'ai jamais osé y croire  n'y même l'espérer. C'est tout juste si j'étais ok pour "perdre une  demi-journée à la calée". J'ai remercié 100 fois mes collègues, les quatre, Armando, Jérémy,  Chris, Oliv. Ils étaient aussi heureux que moi et ils ont décuplé mon  Bonheur.  Je vous remercie encore mille fois les gars, je me l'attendais pas  celle-là, mais pas du tout, et pourtant vous avez réalisé un de mes  rêves les plus fous, les plus enfouis, et vous l'avez rendu encore plus  beau que ce que j'aurais espéré en le partageant sincèrement du fond de  vous même et en laissant éclater votre joie en propulsant la mienne vers  des hauteurs vertigineuses.


MERCI!







Il  est finalement arrivé au bateau. Son sort avait été jugé rapidement  pendant le combat, je m'en suis accommodé pour plusieurs raisons: mon  Premier, le premier du camp (de tous les Bijagos?) de la saison, mon  envie de le toucher, de le sentir, de le photographier. Et puis il a été  hissé à bord. Et là.........les émotions remontent en écrivant. Ces bêtes meurent très vite une fois hors de l'eau, peut-être écrasées  sous leur propre poids tout à coup. Cela m'a fait quelque chose de voir  ce géant partir, ses grondements caverneux résonnent encore en moi.








Oh! On l'a faite c'te tarponade ou pas?!





Chapitre V : Formosa « la Maravilhosa ». ( par Chris )




Après une dernière bière, Armando nous souhaite bonne nuit en nous  disant : « la marée est bonne demain, départ 8h direction the Spot : LE  banc de sable de FORMOSA ».


Autant vous dire que le lendemain on était à l’heure, Jeremy ne sera pas  du voyage, il partira avec un groupe de « Touristes » Italiens…. 45 minutes de navigation plus tard, et nous y sommes. Le spot est juste  magnifique un banc de sable immense entièrement recouvert à marée haute,   l’eau en s’échappant du banc à la descendante forme un petit canal,  les petits poissons s’y engouffrent et les prédateurs les y attendent  ^^. Des Pélicans, et des petits échassiers présents en nombre attendent  eux aussi le début des hostilités. Ça sent bon !!!

L’ancre n’est pas jeté que nous sommes déjà sur le sable et sans  attendre les poppers et autres stickbait partent nager.  Les barracudas sont bien présents et de belle taille, ils chassent dans  nos pieds, des explosions et des chandelles énormes nous font sursauter,  quel spectacle que de voir ces poissons sauter à 2 m hors de l’eau.  Mais la mange est si abondante, qu’ils rechignent nos leurres et tapent  plus volontiers dans les mulets. Oliv réussira quand même à en leurrer  un, avec sur un loaded coulant coloris naturel.





C’est alors que Ju décide de faire encore plus de bruit et passe sur un  Dumbell Pop 150, je lance un mister joe juste sous son popper, deux  anim Pan !! Pendu !!! C’est lourd ça tient le fond et……..AAahhhhhhh  décroché !!!!.... Au tour de Ju d’être attelé,…. une belle carangue a pris son dumbell  mais elle se décroche après un joli Rush … 
Je change pour un popper et au deuxième passage …. la première  carangue du jour est mis au sec.






Sur ce notre guide nous demande d’embarquer ??? Maintenant que ça commence à  bien bouger ? 
Il nous a toujours bien conseillé alors on le suit.  Quelques centaines de mètres plus au sud à l’entrée d’un bolon un petit  banc de sable au milieu de nulle part ? À peine quelques mètres carrés ?  On ne va pas descendre là ? La mer est en train de monter !! Ju nous lance «  behh on verra bien, on laisse tout le matos, on prend juste une canne  et un pop ».


On commence alors à popper les pieds dans l’eau au milieu de l’océan et  là … La folie commence …



« Ju pique la première, une belle qui joue avec le courant et fait bien  plier le carbone de la nexave.





A peine au sec ju prend le poisson qui lui échappe et le voilà piqué à  son tour avec un st66 2/0 dans le mollet  et une carangue de 4 ou 5  kilos  qui continue à gigoter au bout. Je ramène à toute vitesse pour venir lui filler un coup de main et  PAN… me voilà pendu moi aussi à une belle  hippo…





Poisson au sec, suivi de près par olivier nous arrivons juste à temps… Ju  qui n’a de cesse de répéter : on ne retourne pas à Kéré avant ce  soir….on ne retourne pas à kéré…. Et sur le point d’entailler son mollet  avec un opinel tout rouillé…. Je lui enlève le couteau des mains, il  saisit alors le triple avec une pince et tire de toutes ses forces (on  ne savait pas que la peau humaine était si élastique ^^) et ça fini par  venir… Après 1 cri de soulagement, 5 minutes et 3 lancés plus tard le  voilà pendu de nouveau ^^












Les poissons s’enchaîneront ainsi pendant une bonne ½ heure, et on finira avec de l’eau jusqu’à la taille. Un moment de pêche simplement magique qui restera gravé dans nos mémoires pendants encore longtemps …




Chapitre VI : Formosa « la Maravilhosa » nous revoilà ! ( par Chris )


On prend les mêmes et on  recommence. Après le carton de la veille, le choix pour notre dernier  jour de pêche fût vite fait et c’est sans hésitation qu’on proposera à  Armando de nous guider une nouvelle fois sur ce spot d’anthologie.  Départ 8h direction Formosa accompagné par Jerem qui partagera avec nous  ce dernier jour de pêche au paradis.

Seul bémol nous sommes suivis de près par le groupe d’handicapés  Italiens qui ont eu vent de nos résultats de la vieille, et ont demandés  à nous suivre. Arrivé sur le spot Ju et oliv décident de prospecter le  petit canal au sud et moi la pointe nord du Banc. Les Italiens ont  amenés leur matériel de surf, ils callent 3 cannes avec des morceaux de  poissons et en attendant les touches, essaient de lancer quelques  popper. A la callée, ils sortiront plusieurs Barra de très belle taille  entre 8 et 12 kilos.



Mais ce qui nous intéresse c’est la pêche au lancé et ce matin les  poissons sont difficile malgré notre persévérance pas de touche. Oliv  pique tout de même un petit Barra, et ju décide de gratter le fond à la  recherche d’un Cobia, il passe alors sur un PN coulant (Shibuki). Et  la….. grosse touche…….. grosse bagarre, impossible de prendre 1 cm de  fil au poisson, on y croit mais point de Cobia, après une belle baston  se sera une fishery magnifique approchant les 10 kilos qui viendra se  rendre sur la plage.



Comme la veille c’est l’heure de rejoindre le spot magique…. A peine  descendu du bateau que nous voilà repartis car une chasse énorme éclate à  quelques centaine de mètres. Une fois sur place plus aucune activité,  il faut popper elles vont remonter…. Et là je connaitrai le meilleur  moment de mon séjour ^^ Premier lancé, 4 ou 5 carangues évalués entre 8  et 12 Kilos se disputent mon popper fétiche … Elles sont là, Oliv pendu  ….Je relance PAN grosse mémère accrochée après un gros rush elle se  décroche……… AHH HAaaaaaaaaa  Ju…..pendu…….. Je lance une troisième fois une pastèque suit jusque au  bateau elle rate mon popper une fois deux trois, à 2 mètres devant mes  yeux elle arrache le popper crève la surface et repart à toute vitesse,  frein trop serré le nœud de raccord ne résiste pas et explose  littéralement ….. Re…AAHAHH HA aaaaAaaaaaa (Au revoir le leurre Fétiche  ^^) Restons calme ne nous énervons pas, restons poli…. En un clin d’œil  je saisi ma deuxième canne, …. A ce moment-là Jerem => Pendu…..  Devant ces trois pêcheurs chacun attelé à un poisson de plus de 8, je  lance dans la chasse devant moi, l’eau bouillonne, les mulets fuient le  carnage, elles sont là presque à portée d’épuisette…. et Crac ^^ la  pointe de la canne casse ????!!!!!! Bizarrement cette fois ci je n’ai  pas crié, j’ai bien ouvert la bouche mais aucun son n’en ai sorti ^^. Je  me suis gentiment assis à l’arrière du bateau à côté d’Armando et j’ai  regardé patiemment mes trois collègues (hilares) travailler leurs  fishery. Jerem sortira un magnifique poisson de 11 Kg



Le groupe d’Italiens et leur guide ont vu la scène et arrivent eux  aussi, mais il est déjà trop tard et les poissons ont disparu. Direction  le petit banc de sable magique ^^

On commence à popper au début sans succès, en bon Corse que je suis, je  rouspète, et je me plains à Jerem : « j’aime pas les Italiens, ils sont  vieux, ils sont co…, ils comprennent rien, on était tranquille, pénard  entre potes et ils viennent nous casser les C…., pourtant c’est pas la  place qui manque etc….etc…. »  et BouMmm…. une belle fishery vient  m’interrompre (les Italiens sont devenus mes copains en une demi seconde  ^^)



Oliv aussi tape une Fishery et une belle mémère qui plie le Carbonne de  la hart popping…



Chacun tape 3 ou 4 poissons, et même mes copains transalpin réussiront à  piquer une carangue chacun.



Un régal de l’eau jusqu’aux genoux au milieu de l’océan des moments  inoubliables… C’est l’heure de la bière fraiche et du carpaccio de carangue à l’ombre  d’un Baobab ^^





L'après midi sera hyper relaxe, toujours une pêche dans les palétuviers / cailloux pour chercher une grosse carpe rouge ( qui manquera à notre séjour ) mais les carangues elles étaient bien présentes.

Retour sur le camp au couché de soleil, il est maintenant temps de boucler les valises et faire chemin inverse pour retourner chez nous. Vous avez peut-être trouvé que l'on fait souvent référence à la bière? Et bien en effet, nous y avons eu recours à maintes reprises et nous avons bien sur honoré nos dettes avant de partir.



Le retour au milieu des villageois est particulier, ça vous fou vraiment une grosse claque et toutes les émotions du séjour remontent petit à petit durant ce trajet en voiture.

On a passé un séjour de folie, un grand merci à tout le personnel du camp qui est au top. Laurent Duris, Viviane, Lucie nos BarWomen, les marins et tout particulièrement Armando 2 qui a était avec nous tout le long du séjour, Jérémy le frenchy du camp.

A la prochaine Wink


PS : Je vous laisse imaginer ce qui trotte dans nos têtes maintenant. Quand est ce qu'on y retourne ? Smile

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